| (Relaxnews)
- Le premier semestre qui vient de se terminer est loin d'avoir marqué
un coup d'arrêt à l'envolée des prix dans l'immobilier ancien. Selon le
bilan semestriel publié ce mardi 5 juillet par le réseau d'agences
immobilières Century 21, les prix affichent une hausse de 7,4% sur les
douze derniers mois. L'année 2010 s'était conclue par une progression
finale de 8,7%. Côté loyers, l'heure est à la stabilité avec une hausse
qui se limite à +1,71%.
Au premier semestre 2011, le mètre carré
français s'est négocié à 2.693 euros en moyenne. Sur les douze derniers
mois, la progression est plus marquée pour les appartements (+9,5%) que
pour les maisons (+6,3%).
L'envolée des prix dans l'immobilier ancien a permis de dépasser,
pour la première fois, le seuil symbolique de 200.000 euros pour une
transaction. Les acquéreurs ont en effet conclu un achat à 210.438 euros
en moyenne. Si les acheteurs ont été très nombreux à faire appel aux
banquiers pour concrétiser leur projet (78,7% des financements provient
d'un prêt immobilier), ils ont également pu compter sur leur apport
personnel, dont le montant fait un bond de 123% en l'espace de six mois.
La flambée des prix parisiens a largement contribué à ce constat
national. Aujourd'hui, le mètre carré parisien coûte 8.344 euros, en
progression de 15,6% sur un an. Non seulement les prix sont au plus
haut, mais en outre, les acquéreurs ont encore moins de temps pour
réfléchir. Les délais de vente se sont en effet considérablement
raccourcis, passant de 75 jours au premier semestre 2009 à 39 jours au
premier semestre 2011.
Les locataires ne sont pas soumis à la même logique, l'heure étant à
la stabilité. Au cours des douze derniers mois, les loyers n'ont
progressé que de 1,71%. Les logements de quatre pièces s'offrent même le
luxe d'afficher une baisse de 0,63%. "Les 3 et 4 pièces ont été
favorisés par les dispositifs fiscaux de type "Scellier". Ils
enregistrent les augmentations les plus faibles, car leur offre sur le
marché a gonflé" analyse le réseau Century 21. Et de pronostiquer :
"seule une nouvelle embellie de la construction neuve pourrait orienter
les loyers à la baisse, et redonner du pouvoir d'achat aux ménages". |